Objectifs de la formation
Au cours de ce parcours, les participant·es seront invité·es à :
- affiner leur attention aux dimensions corporelles et relationnelles des situations professionnelles ;
- reconnaître leurs propres réactions face aux situations impliquant l’intimité, la sexualité ou la vulnérabilité ;
- questionner leurs perceptions et leurs premières interprétations ;
- ajuster leur posture dans les situations professionnelles complexes ;
- développer une présence attentive et différenciée dans la relation d’accompagnement ;
- mieux articuler communication verbale, manifestations non verbales et parole de la personne accompagnée ;
- clarifier leurs limites déontologiques et leur responsabilité professionnelle ;
- expérimenter des moyens de retrouver un ancrage lorsque la situation devient émotionnellement engageante ;
- élaborer collectivement des repères transférables dans leur contexte professionnel.
Approche pédagogique
La formation s’appuie sur l’apprentissage expérientiel et une pédagogie active. Elle articule :
- Des ancrages théoriques : éclairages issus de la phénoménologie, de l’éthique du care, de l’apprentissage expérientiel, des approches de la cognition incarnée et de l’éducation somatique.
- Des pratiques somatiques : explorations du mouvement, du souffle, du tonus, de l’appui et de l’attention corporelle, adaptées au cadre de la formation professionnelle.
- L’analyse de situations : travail à partir de situations apportées par les participant·es et issues de leur quotidien professionnel.
- Un laboratoire réflexif : espaces de mise en mots, d’intervision et d’élaboration collective de l’expérience vécue.
- Des mises en situation : explorations de la proxémie, des distances, des rythmes, de la communication non verbale et des ajustements possibles dans la relation.
Les pratiques proposées ne visent pas à interpréter le corps de l’autre. Elles permettent aux professionnel·les d’affiner l’attention à leur propre expérience, puis de mettre leurs perceptions en dialogue avec les autres éléments de la situation.
À l’issue de la formation
Chaque participant·e repart avec :
- des repères théoriques, éthiques et professionnels pour aborder les situations touchant à l’intimité, à la sexualité et à la vulnérabilité ;
- une grille de questionnement sur la place du corps et de la perception dans la relation d’accompagnement ;
- des pratiques corporelles simples pouvant soutenir l’ancrage et l’attention dans le respect du contexte professionnel ;
- des moyens de reconnaître et d’élaborer sa propre implication émotionnelle et corporelle ;
- des pistes d’intégration adaptées à sa fonction, à son public et à son cadre institutionnel.
Une formation professionnelle, non thérapeutique
Cette formation s’inscrit exclusivement dans un cadre de développement des compétences, d’analyse des pratiques et de réflexion institutionnelle.
Les pratiques corporelles proposées ne poursuivent aucun objectif thérapeutique et ne se substituent ni à un suivi médical ou psychologique ni aux dispositifs de supervision professionnelle.
Chaque personne reste libre d’adapter sa participation aux explorations proposées. Un cadre de confidentialité, de respect des limites et de non-jugement est posé au début du parcours.
À propos de la formatrice
Christine Fayet
Christine Fayet est éducatrice spécialisée, spécialiste en santé sexuelle, formatrice d’adultes et praticienne en éducation somatique. Titulaire d’un master en sciences de l’éducation, elle développe depuis plus de vingt ans des projets à la croisée du travail social, de la santé sexuelle et de la formation.
Fondatrice de Sphère intime et créatrice de La Voie du Corps, elle conçoit des formations, des pratiques corporelles adaptées et des ressources pédagogiques, dont la collection Fille de la Lune.
Son travail articule :
- la santé sexuelle ;
- les pratiques somatiques ;
- l’éducation et le travail social ;
- l’analyse des pratiques professionnelles ;
- l’apprentissage expérientiel ;
- la création de ressources pédagogiques.
Ses réflexions portent sur la place du corps, de l’intimité et de la vulnérabilité dans les pratiques professionnelles. Ses travaux théoriques sur l’expérience corporelle dans les métiers de l’humain et sur les enjeux liés au développement de l’intelligence artificielle font l’objet d’un article scientifique préparé pour la revue Écrire le social.
Elle est également cofondatrice de l’association Une Nouvelle Voix pour la Santé Féminine.